Dernière mise à jour: 06.12.19

 

Une jumelle de bonne qualité est indispensable pour observer la nature avec le plus de précision possible. Si vous portez des lunettes, il est possible que vous vous demandiez s’il vous faut des jumelles spéciales pour pouvoir observer convenablement à travers cet équipement. Vous serez rassuré de savoir que les paramètres à considérer sont presque les mêmes que si vous n’avez pas de lunettes, mais qu’il faudra seulement effectuer quelques ajustements pour avoir une vision nette.

 

Quelques aspects techniques à connaître

Le grossissement et le diamètre d’une jumelle sont des points importants à voir pour vous aider à déterminer les meilleures jumelles qui vous conviendront si vous portez des lunettes. Ces paramètres sont présentés sous forme de chiffres séparés par le symbole « x ». Le premier chiffre représente le grossissement dans ce cas, et le second informe sur le diamètre de l’objectif. Par exemple, une jumelle 8×42 possède un grossissement de 8 et un diamètre d’oculaire de 42 mm. Plus ce grossissement a une valeur importante, plus les détails observés à longues distances seront nets. Néanmoins, le champ de vision et la luminosité diminuent quand le grossissement augmente. Il est donc utile d’avoir un bon diamètre d’objectif avec un fort grossissement pour avoir un bon confort d’observation. Cependant, un diamètre élevé implique également une dimension plus conséquente de l’appareil ainsi qu’un poids qui sera plus élevé.

Ensuite, il faut considérer la pupille de sortie ou le cercle oculaire. C’est le cercle de lumière que vous observez sur l’oculaire de la jumelle lorsque vos yeux sont éloignés de celle-ci. Son diamètre s’obtient en divisant la dimension de l’objectif par le grossissement. Il doit être au moins de la même taille que la pupille de l’observateur pour que celui-ci puisse percevoir au maximum la lumière émise par la jumelle. Il faut cependant savoir que la taille de la pupille de l’homme varie selon le degré de luminosité de son environnement. En plein jour, elle est entre 2 mm et 5 mm, et lorsqu’il fait plus sombre, elle a une taille comprise entre 5 mm et 7 mm de diamètre.

L’indice crépusculaire est une autre valeur mise en avant par certains constructeurs pour déterminer l’efficacité d’une jumelle dans de mauvaises conditions d’observation. Mathématiquement, c’est la racine carrée du produit du grossissement et du diamètre. L’indice qu’il est préférable de suivre si vous faites des observations en pleine nuit reste cependant la pupille de sortie.

Vous avez aussi le champ de vision qui est la portion visible par une jumelle, exprimée soit en mètre soit en degré. Un champ de vision de 125 m sur 1 000 m signifie qu’à 1 000 m, vous pouvez observer une surface circulaire de 125 m de large. Plus le champ est large dans ce cas, plus il sera facile de repérer les détails sur un objet observé. Mais cela dépendra aussi du type d’oculaire utilisé. Dans ce cas, il faut savoir que le type d’oculaire le plus utilisé est le type Kellner qui offre un champ de vision de 50° maximum. Les modèles plus coûteux comme l’oculaire Erfle quant à eux, permettent d’atteindre jusqu’à 80° en termes de champs de vision.

Et enfin, la profondeur de champ est un caractère qui sera aussi à voir. Il va dépendre uniquement des capacités visuelles de l’observateur et non de la jumelle. Pour la tester, il suffit d’observer un point précis avec la jumelle et de vérifier si le paysage en arrière-plan est flou.

 

 

Les points particuliers à considérer pour ceux qui portent des lunettes

Afin de profiter au maximum des pupilles de sortie, l’œil doit se situer à une certaine distance de l’oculaire. Celle-ci constitue dégagement oculaire. Les meilleurs modèles sont souvent équipés de bonnettes rétractables pouvant aider l’utilisateur à garder ses yeux loin de l’oculaire. Les porteurs de lunettes devront donc choisir des jumelles dotées de cet élément pour leur faciliter la visualisation d’un objet. En effet, ces dernières doivent disposer d’un dégagement plus élevé entre les œilletons et les yeux que celui d’un utilisateur normal. Ces œilletons devront donc être reculés au maximum, c’est-à-dire, à plus de 15 mm afin de compenser l’écartement ajouté par les lunettes.

En effectuant une mise au point sur la molette centrale d’une jumelle, un porteur de lunette pourra aussi l’ajuster de manière à obtenir une correction similaire à celle de ses lunettes. Il pourra ainsi observer à travers ses jumelles sans ces dernières. Il y a cependant une valeur maximale à ne pas dépasser si l’utilisateur souhaite effectuer une correction optimale. Dans ce cas, une correction dioptrique n’est pas suffisante pour déterminer s’il est possible d’utiliser une jumelle sans lunettes. Cette correction ne règle que l’éventuelle différence de la qualité visuelle entre vos deux yeux. Le réglage s’effectuera en faisant tourner une molette graduée conçue à cet effet. Ce réglage ne se fera qu’une fois ensuite, ce sera la molette centrale qui sera utilisée.

 

 

Les autres points qui peuvent intervenir dans votre choix

La solidité et la qualité d’une jumelle devront être prises en considération lorsque vous cherchez les jumelles qui vous conviennent. Si les deux axes de celles-ci ne sont pas parfaitement parallèles, alors les images observées seront dédoublées. C’est le cas si le matériel a subi un choc. Ce détail n’est cependant pas visible, car nos yeux effectuent inconsciemment les corrections permettant d’obtenir une seule image sur la rétine. Sur le long terme, regarder de travers les jumelles avec ce type de défaut peut toutefois engendrer des maux de tête. Veillez à ce que vos jumelles soient suffisamment solides pour qu’elles ne se désaxent pas après un choc dans ce cas.

Il est aussi important que vos jumelles soient bien étanches et qu’elles ne laissent entrer aucune goutte d’eau dans leur mécanisme. Par ailleurs, sachez aussi qu’un appareil léger sera plus facile à transporter et à manipuler lorsque vous effectuez des randonnées. Mais la plupart du temps, ces derniers sont de moindre qualité que les jumelles de plus grande taille. Il existe toutefois des modèles moins chers que d’autres et qui offrent un bon équilibre entre la taille et la qualité.

Outre ces points, les modèles en prisme de porro sont également conseillés pour une utilisation standard. Ceux au prisme en toit sont par contre plus compacts, mais plus chers. Choisir entre les deux dépend uniquement de vos goûts et de votre budget. Ces modèles se diffèrent principalement dans la manière dont sont disposés les prismes dans leurs mécanismes.