Télescope réflecteur ou réfracteur – quelle est la différence ?

Dernière mise à jour: 20.06.24

 

L’instrument destiné à l’observation des astres permet de naviguer au loin au côté des planètes et des étoiles. Mais pour en profiter pleinement, il faudra choisir l’engin par excellence. On vous montre les quelques dissemblances entre réflecteur et réfracteur connus sous le nom de lunette astronomique. Sinon, vous pouvez très bien vous tourner vers une catadioptrique.      

  

Le design n’est pas le même    

La première différence entre un réflecteur et un réfracteur est leurs tailles à chacun. Le premier semble plus volumineux, mais plutôt court. En général, son tube optique forme un cylindre parfait. On le reconnaît de par son diamètre assez large qui équivaut à celui de son miroir du devant.

Ce modèle est le plus ancien d’entre tous. Pour cette raison, il porte le nom de modèle de Newton ou de Cassegrain, les grands noms dans le domaine scientifique. Cet engin se monte souvent sur une monture équatoriale, un trépied énorme qui va supporter tout son poids.   

Par opposition, le réfracteur dit aussi lunette astronomique paraît long et plus affiné que celui précédent. La coque cylindrique qui le forme rétrécit petit à petit jusqu’à l’oculaire. C’est la partie arrière de l’appareil par laquelle l’on est censé poser l’œil. 

Chez un réflecteur, cette pièce se positionne à l’avant de la structure. Donc avec cet engin vous placerez votre tête un peu plus en avant. En revanche, c’est tout l’inverse avec la lunette. Vous allez vous tenir à l’arrière de celle-ci pour regarder les astres. 


Leurs prix divergent

On remarque aussi une réelle différence de tarif entre les deux appareils. Une jumelle astronomique vaut plus cher qu’un télescope. L’écart de prix entre les deux engins pourrait atteindre le double ou le triple voire même le quintuple. 

Sachez que si vous achetez un réflecteur de 200 euros, une lunette avec le même diamètre d’ouverture frôlerait les 1000 euros. Évidemment, la performance n’est pas la même pour chacun des deux. Heureusement, vous pouvez vous offrir une jumelle astronomique à moins de 300 euros.   

Cela s’explique par les composants qui les forment. Avec le premier, on retrouve des miroirs en grand nombre à l’intérieur. Tandis que le second utilise uniquement des lentilles à la place. On sait tous que ce type de verre vaut cher.

 

Ils fonctionnent différemment

C’est au niveau du fonctionnement que l’on retrouve la grosse dissemblance entre le réflecteur et le rétracteur. L’un se sert d’un miroir creux tandis que l’autre marche avec un verre concave. Le modèle newtonien laisse entrer la lumière pour la faire diverger dans un sens.

Cette action s’effectue grâce aux deux miroirs à l’intérieur de la coque. Ainsi, la lueur rebondit sur le premier placé au fond de l’appareil. Ensuite, elle va atterrir sur la seconde plaque inclinée afin de prendre le chemin de l’oculaire. C’est ainsi que se forme l’image. 

Le mode de fonctionnement du modèle Cassegrain est à peu près le même, sauf que, le second miroir de celui-ci se positionne verticalement au lieu de pencher à 45°. Avec la lunette, le scénario se déroule de manière plus directe. Le flux lumineux passe par la lentille de l’objectif pour se poser tout de suite après sur le foyer de l’oculaire.  

 

La performance

En matière de luminosité, le réflecteur prend l’avantage. Grâce à son gros cylindre, il possède une grande ouverture. Cela permet à l’engin d’encastrer davantage de lumière. Et logiquement, l’image qu’il fournit sera d’autant plus nette. Ainsi, il ne souffre pas du problème d’aberration chromatique.

Cependant, il ne résiste pas aux changements atmosphériques. Donc, il faudra attendre un temps calme et un ciel bien dégagé pour en profiter. Mais aussi, ses dimensions ne facilitent pas du tout son transport ainsi que son installation.    

Quant à la lunette astronomique, sa lentille épaisse déforme légèrement la teinture de l’image. À la place d’une figure normale, un effet arc-en-ciel surgit sur l’oculaire. Pourtant, elle assure en matière de grossissement. De ce fait, ce dispositif permet de visionner avec précision les sujets célestes que sur un réflecteur.      

 

La praticité

La jumelle astronomique s’avère beaucoup plus pratique que l’ancienne version. Certes, elle pèse lourd toutefois, elle ne présente pas d’encombrement. Pour cette raison, les apprentis en la matière pourront faire des débuts prometteurs avec.

D’ailleurs, les lumières émises par les gros bâtiments ne lui posent pas d’ennui. Cela ne signifie tout de même pas que vous pourrez l’utiliser avec une ampoule LED. Tenez-vous à une distance des sources lumineuses et faites vos découvertes, ainsi vous éviterez une surexposition de l’image.   

En matière de praticité, le modèle réflecteur présente beaucoup de soucis. Il se manie difficilement en raison de ses différents axes sur le trépied. Donc, sans une formation particulière à ce propos, personne n’arriverait à s’en servir correctement.


Résistance et entretien

Le modèle réfracteur est doté d’une armature solide, d’où sa grande résistance. C’est pourquoi il vous promet des années de bons et loyaux services après achat. En ce qui concerne le réflecteur, cet engin manque de robustesse.  Si vous l’exposez longtemps à l’air libre, les miroirs vont encastrer toutes sortes de résidus. Et à force de les chiffonner, vous abîmez petit à petit le verre peu épais. En conséquence, sa capacité à réfléchir la lumière diminue lentement mais sûrement.            

De ce fait, son entretien n’est pas une mince affaire. Cet accessoire se nettoie assez difficilement par rapport au rétracteur. Vous avez la lourde tâche d’enlever fréquemment toutes les traces d’humidité et de poussière qui se colle sur l’objectif, sur le chercheur, ainsi que sur les axes et sur le contrepoids.

 

Le modèle catadioptrique

Se départager entre le réflecteur et le réfracteur reste difficile. Comme solution, le modèle nommé catadioptrique en est un excellent choix. Il rassemble à lui tout seul les avantages des deux précédents appareils. 

En gros, celui-ci fonctionne à la fois avec des miroirs et des lentilles. De ce fait, vous avez ici un article polyvalent. Il servira à observer le ciel et la Terre ainsi que les astres et tout ce qui se trouve dans notre système solaire.

Avec le catadioptrique le champ de vision est plus large. Et surtout, la qualité des images demeure meilleure. Bref, c’est un engin professionnel qui ne souffre de presque aucun défaut. Mais pour se l’offrir, il faudra compter pas moins de 1000 euros.

 

 

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