Dernière mise à jour: 25.07.21

 

Le GR54 c’est plus de 12 000 mètres de pentes qui se font sur 13 étapes. C’est l’équivalent de 200 km, ce qui se rapproche à un grand tour de l’Oisans, des Alpes et des Écrins. Le parcours est adapté aux passionnés de randonnée. En outre, au niveau des dénivellements et de la difficulté, le parcours sera similaire au GR20.

 

Synopsis :

Le GR20 figure dans la catégorie des itinéraires avec plus de 10 étapes, avec ses 16 phases qui se font 11 jours environ, tandis que le GR54 peut se faire en 10 jours.

Il s’agit alors d’une grande randonnée d’une durée de 9 jours en partance du Bourg d’Oisans. Il est classé parmi les plus difficiles avec une notation de 5/5. Les campements en plein air sont autorisés tout au long du parcours sauf au sein de la zone protégée. Il est recommandé de faire cette randonnée en été pour profiter au mieux du paysage.  Mais quelles sont les étapes qui composent le GR54 ? c’est ce que nous vous proposons de voir tout de suite.

J1 : Bourg d’Oisans – Besse

Avec un dénivelé de 780 à 1500 m, cette première phase se fait en 10h pour un parcours de 20 km.

La ville est délimitée par une forêt débouchant sur un ensemble de plusieurs villages. C’est par ce sentier que commence le trek. L’aventure débute avec une bonne dose de pente, une montée de plusieurs heures durant lesquelles il faut faire preuve de beaucoup de courage et de patience. Après quelques kilomètres, un paysage époustouflant fait enfin son apparition ainsi que de petits villages pittoresques avec leurs maisons en pierres et leurs chalets entourés d’un grand champ de fleurs.

Ce paysage enchanteur laisse place à un panorama vallonné qui se situe aux pieds des Alpes d’Huez. Hormis les remontées mécaniques et les bâtiments défectueux, la vue d’ensemble est quand même agréable. Ce site est parfait pour prendre une pause accompagnée d’une courte sieste. Après cette halte, il est temps de continuer avec les 2000 m du col de Sarenne.

Le col offre une vue spectaculaire. En face, il y a les glaciers et quand les yeux sont baissés, l’on peut admirer une route serpente qui mène au village de Clavans le Bas, le terminus de la journée 1.

À Clavans le Bas, il est difficile de repérer un terrain de campement correct parce qu’en plus d’être tous privés, les domaines sont également en pentes. Néanmoins, il est nécessaire de trouver un endroit où s’installer pendant la nuit après ces 8 heures de marche et de montées.

 

J2 : Besse – Villar d’Arène

L’aventure GR54 continue avec les 24.8 km à parcourir en 10 heures, dont des dénivelés de 1150 à 1400 mètres.

Le village de Besse en Oisans précède l’ascension du plateau d’Emparis. C’est un village sublime fait essentiellement de pierre, ce site est emblématique des grandes randonnées de France. Il est impératif de le visiter.

Pour info, un espace de campement gratuit se trouve à la sortie du village.

Nous voilà maintenant devant la première montée du jour, celle-ci mène au plateau. Même si en début d’aventure, nous avons déjà contemplé des paysages exceptionnels, à cela s’ajoute aussi le plateau d’Emparis et ses lacs. Cet endroit magnifique figure bien sûr dans la carte des GR en France.  Le panorama est orné de nombreuses vallées, avec un fond de glaciers et les bergeries viennent compléter le décor.

À ce stade, nous avons 2 options, soit nous redescendons immédiatement à la Grave, soit nous continuons vers le lac noir. Pourtant, pour y accéder, il est nécessaire de franchir un dénivelé supplémentaire de 300 mètres. Néanmoins, vos efforts ne seront pas vains, car à la clé il y a la vue des glaciers de la Meije. Finalement, nous entamons la descente vers la Grave. On y trouve un magasin où l’on peut compléter les vivres.

Cette deuxième journée semble des fois être la plus grande des épreuves, c’est pourquoi la volonté à elle seule ne suffit pas, surtout lorsque votre corps est à bout.

 

J3 :  Villar d’Arène – Le Monêtier les Bains

Les dénivelés de la journée n°3 sont entre 780 à 970 mètres avec une distance de 19.2 km à parcourir en 7 heures. En toute logique, pour que tout se déroule sans chichi, nous vous conseillons de vous informer sur la météo des bourgs d’Oisans des 10 jours.

La première ascension mène dans un refuge des Alpes de Villars d’Arène, et comme la localité héberge un grand nombre de marmottes, si vous ne connaissez pas encore ces rongeurs, c’est l’endroit idéal pour les contempler.

Au fur et à mesure, le paysage change et un décor lunaire prend place petit à petit. Et parce que nous avons choisi de réaliser le tour des écrins au mois de septembre, la rivière est facile à traverser.

Une halte s’impose devant un paysage riche en matière et en couleur. De plus, avec le temps qu’il fait, les marmottes livrent un véritable spectacle.

La randonnée GR54 peut continuer après cette pause. La prochaine destination est : Monêtier les Bains. Dans la carte des GR, il est aussi possible de contempler le lac glaciaire d’Arsine, mais la difficulté de la journée de demain oblige à renoncer à cette visite.

Le trajet : col d’Arsine – Lac de la Douche offre un défilé de paysages impressionnants, où l’on découvre l’eau glacée du torrent ainsi que plusieurs variétés de fleurs et de roches colorées.

Il est faisable à la fin de la journée de rechercher un lieu d’hébergement à Monêtier.

J4 : Monêtier les Bains – Vallouise par le col des grangettes et le lac de l’Eychauda

Le 4e jour est caractérisé par les 18.7 km à parcourir. Il faut compter 8 heures pour ce trajet, car les dénivelés sont de 1170 à 1430 mètres.

Que serait la rando des Écrins sans ce circuit du jour ? Il est vrai que les GR sont fatigants, mais dès qu’on découvre le paysage hors norme offert par mère Nature, l’accablement est vite oublié.

De base, ce circuit ne figure pas dans l’itinéraire classique, mais cette option permet de rehausser la difficulté du GR 54. Par conséquent, ce léger changement rend la journée plus difficile que le lendemain.

Après avoir longé la rivière sur pas mal de kilomètres, un décor automnal attend. Devant les montagnes à franchir, il est clair que le niveau du circuit a bien augmenté. Mais plus aucun retour en arrière n’est possible, il faut continuer. Le sentier est étroit. Pour rejoindre le col, il faut marcher sur du schiste très glissant.

Cette variante conduit le GR 54 au même rang de difficulté que le GR20.

Au final, lorsqu’on admire le lac de l’Eychauda, la vallée et les montagnes à perte de vue, ce léger changement était indispensable. À cause du vent glacial causé par l’environnement, il ne faut pas trop s’y attarder et se diriger au plus vite sur les bords du lac.

Après une pause bien méritée, retour à Vallouise.

 

J5 : Vallouise – Pré de la Chaumette par le col de l’Aup Martin

Sur cette étape, nous disposons de 10 heures pour parcourir 26.7 km. Les dénivelés sont de 1020 à 1600m.

À Vallouise, il est possible de réceptionner divers colis grâce à la présence d’une poste, ce qui est très pratique pour les randonneurs, car l’on peut facilement recevoir tout ce dont on a besoin surtout quand on réalise des treks tel que le 54. 

Ainsi commence alors l’une des plus grandes étapes de ce GR : la montée de 2761 mètres. Afin de ne pas marcher la nuit, il est impératif de partir à 10 heures, pour espérer arriver vers 20 heures.

Une fois de plus, les GR de France délivrent un beau décor. Le troupeau d’agneau et les marmottes forment le parfait tableau du GR des Alpes. 

Tout de suite après, on a le fameux col de l’Aup Martin, un obstacle où il faut faire appel à une immense endurance. Arrivé au niveau du col, un paysage avec des formations géologiques étonnantes s’offre aux randonneurs. Avec ce décor, il est difficile de croire que l’on est en train de faire un GR en France.

L’incursion vers le refuge de la Pré de la Chaumette est moins difficile, et elle donne droit à du calme et à une lumière apaisante le long de la descente.

Dans le coin « pré de la Chaumette », tous peuvent se poser dans un refuge d’hiver. Il n’y a donc pas besoin de chercher un lieu de bivouac et il ne sera pas nécessaire de se hâter pour procéder à l’installation d’une tente 2 secondes.

 

J6 : Pré de la Chaumette – La Chapelle en Valgaudemar

Selon le GR info, des dénivelés entre 1200 m et 1880 m sont prévus pendant le 6e jour. En 9 heures, il faut parcourir 25 km, dont 3 cols et une descente considérable.

La fatigue se fait bien ressentir après avoir franchi les 3 cols, toutefois la récompense en vaut largement la chandelle, surtout lorsqu’on sait qu’un cadre unique attend tout en haut. Pour accéder à ces différents sites, il existe déjà des sentiers pour les GR.

Ensuite, nous découvrons un désert de schiste de couleur noire, sans oublier les petites marmottes. Les glaciers offrent une vue digne d’une carte postale tandis que le silence qui y règne fournit un moment d’évasion qui fait tout simplement rêver.

La légendaire descente vient maintenant succéder au col de Vallonpierre. Cette étape est obligatoire pour accéder au refuge de Vallonpierre où se fera une halte au bord d’un lac cristallin.

La journée s’achève par la poursuite de la descente d’un dénivelé de 1900m, pour arriver à La Chapelle en Valgaudemar.

 

J7 : La Chapelle en Valgaudemar – Le Désert en Valjouffrey

La rando 54 se poursuit : 8 heures de marche sur 20 km. Les dénivelés de ce circuit sont de 1390 à 1550m.

La première étape de la journée consiste à rejoindre le refuge de Souffles. Pour cela, il faut entamer une montée raide dans les sous-bois. En cours de route, le col de la Vaurze et les aiguilles rocheuses symboliques du coin peuvent être admirés.

Le refuge est niché dans un environnement automnal, parfait pour s’offrir une petite pause.

Aussitôt, place à l’ascension du col de la Vaurze. Le parcours se distingue par les différents décors qui se succèdent jusqu’au point d’arrivée, mais le cirque rocheux, les ravins et d’autres obstacles ne nous ont pas épargnés.

J8 :   Le Désert en Valjouffrey – Lac de la Muzelle

Le résumé de l’avant-dernier jour est comme suit : 14.3 km avec des dénivelés entre 1280 m et 2140 m pour une durée de 9h.

Si un orage a lieu la veille, il est très fréquent qu’une brume épaisse rende la visibilité du lendemain assez médiocre.

Un sentier montant marque le début du 8e jour de trek. Entre-temps, l’on peut découvrir un paysage ahurissant. Après l’ascension du col de Côte-Belle faite, il faut éviter un ensemble d’ardoise d’une forme très atypique, puis entamer la descente vers la vallée au cœur des sapins.

Durant ce circuit, on totalise des dénivelés de 2150 mètres, c’est ce qui caractérise les GR en France.

La prochaine étape est l’escalade d’un grand mur de schiste, comme il apparaît sur la carte des GR, c’est un défi très prisé par les trekkeurs. Tout en haut de cette pente de 2140m, la vue est à couper le souffle.

 

J9 : Lac de la Muzelle – Bourg d’Oisans

Il reste 14.3 km de route pour ce dernier jour, soit 9h de marche.

Cette étape finale débute par une petite montée pour pouvoir admirer le lac et le bout du Mont-Blanc. Puis, elle se poursuit par la descente vers Bourg d’Oisans, l’itinéraire qui permet aussi de côtoyer le lac du Lauvitel. Pour conclure, parcourir le massif des écrins est l’occasion de découvrir de multiples paysages. Le long du circuit, chaque effort déployé est récompensé. Après le GR20 et le GR54, vous pourrez même envisager le GR tour du Mont-Blanc. 

 

 

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