Dernière mise à jour: 06.12.19

 

Le trépied n’est autre que ce support sur lequel repose une longue-vue pour effectuer une observation. Cet accessoire nécessite la prise en compte de nombreux critères, car il revêt la même importance que la fondation dans la construction d’un immeuble. Les détails ci-après vous aideront à sélectionner le bon modèle.

 

Analyse des caractéristiques physiques

Une bonne observation se base sur l’utilisation d’un bon matériel, à savoir une longue-vue de qualité. Mais celle-ci doit avant tout reposer sur un support de bonne facture, pour pouvoir être exploitée dans toute sa capacité.

Le premier point à considérer concerne le matériau de fabrication. Généralement, les trépieds sont tous faits en aluminium. Bien connu pour ses multiples avantages, l’aluminium se retrouve aujourd’hui dans la conception de nombreux accessoires dans des domaines différents. Les industries du bâtiment, de l’automobile, entre autres secteurs scientifiques et techniques utilisent toutes l’aluminium à des fins d’utilisation domestique. La création des trépieds en aluminium semble alors une logique évidente. Les modèles fabriqués dans ce matériau continuent d’inonder le marché, preuve de son efficacité. Mais depuis quelques années, un nouveau matériau a également été développé et se prête avec succès à ce rôle de support : la fibre de carbone. Également sollicité dans d’autres branches de fabrication industrielle, ce nouveau matériau constitue une alternative intéressante que vous pouvez considérer dans vos critères de sélection.

En second lieu, la taille du trépied revêt une importance non négligeable. En fonction de votre propre taille, vous devez veiller à ce que la phase d’observation se passe dans une posture idéale. Prenez connaissance de la hauteur maximale du trépied lorsqu’il est totalement détendu, de sorte que vous n’ayez pas à vous courber ou à plier les genoux pour avoir votre longue-vue à hauteur d’œil. Il vaut toujours mieux avoir trop que pas assez de hauteur, pour le meilleur confort d’utilisation. Les longues-vues diffèrent d’ailleurs également en forme, en taille et en poids, il convient donc de leur octroyer le support adéquat.

Enfin, le dernier paramètre à prendre en compte dans cette rubrique physique concerne le poids. Pour un bon équilibre, la masse du trépied doit ressembler au moins à celle de la longue-vue. Il s’agit d’ailleurs d’une logique de base observée dans n’importe quel autre domaine, la base doit toujours peser plus lourd que l’objet qui le surmonte. Dans le cas contraire, les risques de rupture, de pliage ou de chute peuvent survenir à la moindre vibration, ou même au passage du vent.

 

 

Étude de l’aspect technique

Il s’agit de la section la plus importante dans le choix d’un trépied. En effet, les points cités précédemment jouent leur rôle, mais les suivants restent les plus déterminants. Ils définissent dans les détails les indications pour s’assurer d’une bonne compatibilité avec la longue-vue elle-même.

Pour commencer, vous devez vérifier la stabilité du matériel. Selon l’usage que vous allez en faire, le choix doit se porter sur un modèle de base ou un autre plus perfectionné et spécifique. Le trépied à utiliser sera différent selon qu’il servira dans votre appartement pour observer la voisine ou durant une expédition pour suivre le mode de vie des animaux sauvages ou le développement des plantes. Dans le second cas évidemment, vous aurez besoin d’un modèle plus stable, donc plus lourd et disposant de plusieurs possibilités de réglages. Ces conditions sont impératives, sachant que dans la nature, la longue-vue peut subir de nombreuses agressions comme la vitesse du vent ou la présence de pluie. Un trépied stable vous permettra d’optimiser les images. En connaissance de base, sachez que le poids joue beaucoup dans la stabilité d’un trépied. S’il est trop léger, vous pouvez éventuellement compenser en y accrochant un poids supplémentaire. Votre sac à dos peut par exemple s’y prêter.

Ensuite, vous devez tester la solidité de ce support, pour déduire de sa compatibilité avec la longue-vue qu’il va accueillir. Comme indiqué plus haut, le modèle en aluminium reste le plus utilisé par la plupart des professionnels, du fait de son poids relativement léger et de sa durabilité à l’épreuve de la rouille et de l’humidité. Il en est de même pour la fibre de carbone. Cependant comme un trépied dans cette matière sera plus fin que son homologue en alu, sa fragilité se révèlera au niveau de la manipulation, sauf si vous avez la main douce.

Par ailleurs, un trépied se destine souvent à être transporté dans tous les endroits où vous allez vous prêter à une observation. La compacité constitue ainsi un autre paramètre à considérer. Le meilleur modèle serait celui qui se replie de façon à occuper le moins de volume possible. Son transport sera ainsi peu encombrant et pratique, vous pouvez le mettre dans vos autres bagages et avoir l’impression de voyager léger.

 

 

Particularité des réglages

En dernier lieu, vous devez vous pencher sur les réglages possibles que propose chaque modèle. Les plus basiques disposent de jambes télescopiques (les sections s’emboîtent entre elles) et d’un système de fixation par clip, mais les plus évolués peuvent présenter d’autres options. En ce qui concerne le nombre de sections par exemple, vous pouvez choisir entre les trépieds à trois ou à quatre sections. Plus le nombre de sections est élevé, plus le réglage sera précis et plus la stabilité pourra être optimisée. Par contre, la mise en place sera évidemment plus longue et laborieuse pour obtenir les meilleurs résultats.

En ce qui concerne le système de serrage, la plupart des trépieds de nos jours fixent le déploiement de leurs jambes avec un simple clip. Rapide et facile, la longévité de ce système reste un point faible important, car une fois lâche, le clip ne sert plus à rien. Le serrage par collier reste le plus efficace, puisqu’il agit en pas de vis sur chaque section pour fixer la longueur voulue. Une fois serré, il ne bouge plus, assurant ainsi la meilleure stabilité. Le système de serrage par vis papillon, que l’on retrouve surtout sur les vieux modèles de trépied, reprend le principe du collier.