Dernière mise à jour: 19.10.19

 

La rando, le trek et toute autre activité outdoor font toujours courir quelques risques aux pratiquants le jour, mais encore plus la nuit. Ils peuvent en effet subir de plein fouet le froid ou se faire attaquer par des animaux sauvages. En ce sens, il importe de toujours garder sur soi l’équipement nécessaire pour y échapper.

 

Quel est l’avantage de randonner la nuit ?

Des espèces d’animaux ne sortent que la nuit comme les chouettes, les papillons, les grenouilles, les lucioles, les chauves-souris et bien d’autres… voilà déjà une bonne raison de se lancer dans une randonnée nocturne. Sortir la nuit, sur un site où plusieurs campeurs se sont installés, vous permettra d’apprécier encore plus le calme. Le paysage change complètement.

Les passionnés d’astrologie, ceux qui veulent observer les lumières célestes, les comètes, certaines étoiles ou planètes sont alors bien obligés d’attendre que le soleil se soit couché pour mettre un pied dehors et découvrir l’univers. En choisissant une date de pleine lune, on profite aussi de l’éclairage de celle-ci pour plus de confort sur son trajet. Ainsi on ménage l’autonomie de la batterie de nos lampes.

 

 

Bien se préparer

Une randonnée en pleine journée, ça se prépare. Alors vous vous doutez bien qu’en pleine nuit, on double ses précautions. Au moment de réunir le matériel requis, pensez à prendre une lampe voire plusieurs selon les circonstances. En effet, il vous en faudra une pour éviter par exemple les obstacles sur votre chemin, les escarpements et les falaises. Et de préférence afin de profiter entièrement de votre liberté et de votre circuit, songez à prendre un modèle frontal. Ainsi, vous pourrez continuer à enfourcher votre vélo par exemple ou à tenir votre bâton ou votre paquetage.

Prévoyez des circuits plus courts qu’en journée, parce que la nuit on a tendance à ralentir. Se tenir prêt pour une rando nocturne, c’est aussi déterminer les conditions climatiques qu’il fera dans l’intervalle de temps où vous serez dehors et en particulier la température à surveiller de près. Apprenez sur le bout des doigts votre parcours ou notez-le en clair sur une carte afin de ne faire face à aucun imprévu.

Et comme en plein jour ramenez de l’eau, des barres de céréales au cas où, des vêtements de pluie, et encore et toujours la trousse de secours de laquelle on ne se sépare jamais avec les pansements, les antimoustiques, les désinfectants, et tout le lot. Chaque randonneur devra aussi garder sur lui des fusées de détresse ou un sifflet pour prévenir le reste de la troupe en cas de pépins.

 

Quelle lampe de type frontal commander ?

Il existe une panoplie de lampes de catégorie frontale sur le marché, donc faites bien attention en choisissant la vôtre. Déjà intéressez-vous uniquement aux modèles leds basculant d’un claquement de doigts de la lumière blanche à celle rouge. Ça, c’est la base. Si vous voulez aborder le côté technologique, intéressez-vous aux exemplaires équipés de réglages de faisceau. Avec, vous serez en mesure de communiquer à distance avec d’autres randonneurs ou de signaler un problème à votre équipe.  

La puissance a tout à y voir. C’est elle qui déterminera à quelles distances votre lampe pourra éclairer, ainsi que la dimension du faisceau sur les différents modes. Dans le cas d’une rando de nuit, les modèles de 160 à 200 lumens conviennent mieux. Il en existe de moins puissants, et de plus, mais ils ne serviraient pas à grand-chose dans ce contexte-là. La plupart atteignent entre 20 à 200 m. Toutefois, préférez toujours les spécimens qui embarquent deux modes à la fois pour plus de praticité : les non-focalisées et les focalisées sur un même appareil.

Vous garderez le gadget sur le front plusieurs heures, donc veillez à prendre un spécimen muni d’un bandeau souple et réglable, qui ne provoque pas d’irritations à la longue. Le poids du dispositif influencera aussi votre bien-être. De 50 à 80 g, on qualifie une lampe frontale de légère.

Le mode d’alimentation compte tout autant dans la sélection d’un tel accessoire. Les versions pourvues de piles AAA tiennent environ une trentaine d’heures et avec ça (plus d’une centaine pour les plus performantes) vous enchainerez au moins 8 randos nocturnes avant que celles-ci ne tombent à plat. On a aussi celles avec batteries rechargeables qui durent deux fois moins, mais prisées pour leur côté écologique. Là aussi, les concepteurs ont eu la brillante idée de concevoir des lampes avec les deux toujours dans l’optique de rendre le parcours aussi agréable que possible aux marcheurs.

Ne vous laissez pas avoir par contre. Les lampes éclairent moins fort au fur et à mesure qu’elles restent allumées, surtout sur de longues durées. Ce n’est pas le cas pour les modèles qualifiés de « constant lighting » qui certes, s’éteignent deux fois plus vite que les classiques, mais gardent la même intensité jusqu’à ce que le moment fatidique arrive. Et dans le cas d’une marche nocturne de quelques heures, nous vous recommandons sans hésiter la seconde option.

Ne négligez pas la résistance. La rando n’est jamais de toute tranquillité et votre lampe a tout intérêt à être étanche et fabriquée avec des matériaux solides.

 

 

Se plier aux règles

Pour la sécurité du groupe (eh oui, parce qu’en rando nocturne, on ne part jamais seul) veillez à suivre la ligne de conduite que votre chef vous aura dictée. Règle n° 1 : ne quittez pas votre groupe d’une semelle. Marchez en file indienne sur la route, avec le chef à la tête. Ce dernier est censé brandir une lumière blanche pour signaler votre position. 

En raison des risques d’accidents, si possible contournez cette voie, mais si vraiment vous ne pouvez pas, la personne se trouvant à la queue devra porter une lumière rouge pour plus de sûreté. Si vous restez sur la route un bon moment, pensez aussi à vous munir de gilets jaunes et d’autres accessoires soulignant votre visibilité.

Une fois sorti de votre tente, ne prenez pas tout de suite la route. Habituez votre regard à la vision nocturne et prenez un quart d’heure environ.