Dernière mise à jour: 15.11.19

 

Bien plus qu’un simple outil de communication, un dispositif comme la radio marine peut sauver un bateau et ses occupants d’une tragédie. En effet, il n’est plus considéré comme un simple accessoire, mais un équipement obligatoire pour une traversée. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cet appareil et son rôle non négligeable.

 

L’utilité d’une radio

Depuis Mai 2015, diverses lois et réglementations stipulent clairement la nécessité d’une radio pour toutes les embarcations. Elle est ainsi devenue obligatoire pour pouvoir naviguer partout dans le monde, la France y comprise. De ce fait, tous types de bateaux doivent s’en équiper pour différentes raisons. C’est un moyen incontournable pour maximiser la sécurité de tout un chacun en pleine mer.

Cet appareil fonctionne dans la bande fréquence comprise entre 156-174 MHz. Il permet de contacter en urgence les aides et les assistances les plus proches. Dans le langage technique, il sert à effectuer lesdits ASN ou Appel Sélectif Numérique. Grâce à cela vous envoyez un message de détresse tout simplement en appuyant sur un bouton unique d’une radio VHF portative. Les modèles les plus performants se montrent capables d’intercepter les canaux d’informations de type journal. Ils peuvent renseigner les plaisanciers sur les évènements internationaux en tout genre. Cependant, il est recommandé de privilégier les bandes dédiées aux communications urgentes pour prévenir les risques et les dangers.  

Pendant l’envoi d’une dépêche en urgence, le capitaine doit préciser le nom de son bateau trois fois. Il est aussi tenu d’éclairer sur la position de son embarcation ainsi que la cause de l’appel. Dans cette optique, il détaille les types de secours demandés. Sans oublier qu’il faut mettre le point sur les intentions de ses passagers. Ces éléments doivent être répétés jusqu’à ce qu’un autre navire en accuse la réception.  

 

 

Les fonctions de cet appareil

Ce dispositif sert à bien des choses. Le premier élément qui vient en tête est d’envoyer un signal de détresse à partir de cet appareil, par exemple lorsqu’on est perdu. Mais son utilisation ne se limite pas à cela. Une radio marine aide également les plaisanciers à repérer leur position en pleine mer. De cette façon, ils pourront suivre leur itinéraire de manière optimisée sans faire de va-et-vient futiles. Cela se révèle pratique pour les voyages sur les côtes ou pendant une petite croisière familiale ou entre amis.

Un tel mécanisme demeure un élément de solidarité de base entre navigateurs. Il facilite les échanges de renseignements et constitue une passerelle pour les demandes d’assistance. Si une embarcation environnante réalise un appel d’urgence, elle se servira de ce dispositif pour converser avec autrui. On peut donc le considérer comme le premier support de communication entre bateaux.

Ce dispositif joue aussi un rôle de diffusion d’informations entre navires de professionnels ou voyageurs. Il permet de discuter avec le Cross ou Centre Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage. Pour ceux qui ne le savent pas, cet organe a pour mission principale de coordonner les activités maritimes. Il œuvre dans tout l’Hexagone et assure la sécurité des marins et plaisanciers.  

Un autre élément important à retenir est que la radio marine donne la possibilité de connaître la météo régulièrement. Ce point évite de tomber par surprise sur une tempête causant de sérieux dégâts. Les bulletins sont diffusés sur un signal VHF destiné à transmettre ce genre de message.  

 

Se préparer avant de mettre les voiles

Il incombe à tout bon navigateur de bien se préparer pour éviter d’avoir des ennuis pendant un voyage sur le Grand Bleu. Par ailleurs, il faut s’assurer que sa radio fixe ou mobile fonctionne normalement. Le capitaine bénéficiera d’une assistance externe en cas de difficultés pendant les traversées en mer. Ainsi, vérifiez que le matériel demeure en état. Cela passe par le contrôle direct de l’antenne en examinant si elle est bel et bien un modèle VHF. Il convient aussi d’observer si le câble coaxial se place sur un seul tenant. Il ne doit pas s’entremêler avec différents fils. 

Ensuite, considérez l’alimentation électrique. Cette dernière garantit le fonctionnement optimal de tous les éléments du bateau. Effectuez un entretien régulier des batteries et détectez si les prises de branchage marchent correctement. Cette façon de faire évite les courts-circuits et les coupures pouvant altérer et rendre inopérant les matériels du navire. Voyez également si l’émetteur/récepteur de la radio est en état, notamment le micro et la pédale.   

Enfin, il faudra réaliser un test de communication avec une station VHF autre que celle du bateau. Pour ce faire, veillez à ce que la portée soit suffisante pour demander de l’aide en cas de besoin. La transmission reste aussi très importante, car si la voix se montre incompréhensible, le capitaine ne déchiffrera pas le message. Si le son s’avère lourd, le problème vient sûrement du micro défectueux qui devra être remplacé.  

 

 

Comment faire le tri parmi les appareils VHF marins ?

Il n’est pas toujours aisé de se décider quant à l’achat d’un tel outil. D’autant plus qu’il existe un grand nombre de modèles disponibles sur le marché. À cet effet, il convient de savoir les critères de choix permettant de dénicher la meilleure radio portable.

  • Sélectivité : ce facteur favorise la bonne réception des informations transmises par des plaisanciers distincts. Dans une zone où il y a plusieurs signaux, le dispositif reconnaîtra celui qui se montrera utile pour les occupants. En d’autres termes, il ne captera pas les canaux de renseignements secondaires (journal).

 

  • Puissance : elle détermine le niveau de propagation des ondes. Ce chiffre représente le maximum de portée pour l’appareil. Généralement, les radios présentent la capacité de recevoir et d’émettre à une longue distance.

 

  • Budget : le prix d’acquisition varie en fonction du modèle. Il y a ceux qui coûtent dans les 150 euros. Les spécimens haut de gamme valent plus de 1000 Euros. À noter que ces derniers peuvent interagir avec la NOAA (une option très pratique en cas de force majeur telle que la formation d’une tempête).